Colloque International
50ème Congrès Lille 2010


21 et 23 mai 2010
Université Charles de Gaulle - Lille 3

CFP

 

Atelier 1 : Etudes médiévales anglaises

L'AMAES (Association des médiévistes anglicistes de l'enseignement supérieur) compte organiser un atelier lors du prochain congrès de la SAES à Lille, du 21 au 23 mai 2010.
Vous êtes invités à lire le texte de cadrage disponible sur le site web de la SAES, qui présente le thème retenu cette année : "À l'horizon".
L'AMAES accueille toutes les propositions de communications touchant au Moyen Age, que ce soit en langue, en littérature ou en civilisation.
Proposition de communication à envoyer pour le 11 décembre 2009 au plus tard, par courrier électronique à :
carruthers@numericable.fr
Leo CARRUTHERS, Président de l'AMAES

 

Atelier 2 : XVIème – XVIIème siècles

Cette année encore, j'aurai le plaisir de vous accueillir au sein de l'atelier XVIe-XVIIe siècles lors du Congrès de Lille,  qui se tiendra du 21 au 23 mai 2010.
Proposition de communication à envoyer sur le thème "A l'horizon", dans les domaines tant de la littérature que de la civilisation, à l'adresse suivante : michele.vignaux@orange.fr jusqu’au 10 décembre. 
Michèle Vignaux
Voir texte de cadrage

 

Atelier 3 : XVIII ème  siècle

Dans le cadre du 50e Congrès de la SAES, qui aura lieu à l'Université Charles-de-Gaulle-Lille 3 du 21 au 23 mai 2010, l'atelier "Dix-huitième siècle" ouvrira à nouveau ses portes. Le thème retenu, "A l'horizon" (dont le texte de cadrage est rappelé ci-dessous), est particulièrement pertinent pour la période qui nous intéresse, et se prête à de multiples déclinaisons, tant d'un point de vue littéraire que d'un point de vue civilisationniste.
Proposition de communication à envoyer (titre et bref descriptif) d'ici au 10 décembre 2009, à l'une ou l'autre des adresses électroniques suivantes:
pierre.lurbe@wanadoo.fr ou pierre.lurbe@univ-montp3.fr
Pierre Lurbe (Université Paul-Valéry - Montpellier 3)
Voir Texte de cadrage

 

Atelier 4 : Etudes Victoriennes et Edouardiennes – SFEVE

La Société Française d'Etudes Victoriennes et Edouardiennes organisera un atelier victorien et édouardien lors du congrès de la SAES à Lille les 21, 22 et 23 mai 2010.
Jusqu'au 10 décembre, vous pouvez envoyer toutes vos propositions, en littérature ou en civilisation (pour le thème du congrès, "A l'horizon", voir le texte de cadrage sur le site SAES) à l'adresse suivante :
bury.laurent@neuf.fr
Laurent Bury, Président de la SFEVE

 

Atelier 5 : SEAC – Nouvelle

L'atelier SEAC/Nouvelle se déroulera sur trois demi-journées lors du prochain
congrès de la SAES à Lille les 21, 22, 23 mai 2010.

Les collègues intéressés sont invités à se reporter au texte de cadrage « À l'horizon », disponible sur le site de la SAES, et à adresser par courrier électronique leur proposition de communication (titre,  résumé et une brève notice bio-bibliographique) avant le lundi 7 décembre 2009 à :
catherine.lanone@univ-tlse2.fr
et
emmanuel.vernadakis@univ-angers.fr             
Catherine Lanone et Emmanuel Vernadakis

 

Atelier 6 : Histoire des idées

Voir Texte de cadrage

 

Atelier 7 : CRECIB

Horizons et insertion sociale au Royaume-Uni aujourd’hui, 3e Atelier du CRECIB au Congrès de la SAES Lille 2010 (dimanche matin,  23 mai)
Organisateurs : Susan Finding et Jean-Philippe Fons
Une recherche de l’occurrence des termes Horizons associé à « UK » ou à « Britain » révèle que les acceptions et les usages contemporains du terme « horizon » se classent dans quatre catégories :
·      la formation (et plus particulièrement les TICEs) ;
·      la prospective scientifique (ce n’est pas un hasard si l’émission scientifique    phare de la BBC s’appelle Horizon) ;
·      le tourisme et les loisirs, et
·      l’insertion sociale.
Les domaines de l’éducation, du logement, de la cohésion sociale, du marché du travail, de la famille sont couverts par les déclinaisons nombreuses du terme « horizon » dans les noms d’entreprises, de sociétés, d’associations ou de projets.
 Pour l’observateur versé dans l’étude des politiques sociales et des politiques de l’emploi, l’ « horizon » fera référence aux nombreux débats autour de l’idée des transitions sur le marché de l’emploi, c’est à dire d’une insertion par étape ou par palier. Pour les défenseurs de ces théories, le modèle de l’ « emploi à vie » (job for life), caractéristique des périodes de forte croissance économique dans les sociétés occidentales contemporaines, n’existe plus. Le marché du travail est devenu transitionnel en cela que l’insertion (professionnelle mais de fait sociale également) progresse par phases (ou transitions). Les individus (on ne parle plus de citoyens) placés sur le marché du travail doivent ainsi accepter des périodes d’inactivité, de chômage ou de formation comme autant de transitions dans leur vie professionnelle. Nous défendons ici l’hypothèse communément admise qui fait de l’insertion professionnelle un pré requis à l’insertion sociale ; un individu désocialisé (on parle d’exclus ou de marginaux) est avant tout en retrait du marché du travail dont il a été exclu. Ce qui est à l’ « horizon », ici, c’est donc une modalité d’insertion sociale des individus : est-on inséré socialement de la même manière selon si l’on est en stage ou en emploi ? si l’emploi est plus ou moins bien rémunéré ? selon la représentation sociale de l’emploi occupé ?
L’ « horizon » sera d’autant plus éloigné que les individus font parti des publics « à risque ». La priorité des gouvernements de tous bords sera dès lors de concevoir des politiques qui viseront à faciliter ou à accélérer les chances d’insertion de ces individus, en agissant sur les mécanismes de régulation de l’insertion professionnelle par exemple (avec la création de quotas à l’embauche) ou encore en accroissant l’employabilité des demandeurs d’emploi.
 Plus globalement, les politiques d’insertion depuis une décennie ciblent des catégories d’individus (suivant les tenants des théories du capital humain) aux parcours et aux trajectoires variés et dont les conditions de vie et de socialisation peuvent poser problème. Ainsi, comment assurer l’insertion des mères de familles sur le marché du travail si l’offre de places en crèche (ou tout autre mode de garde collectif) n’est pas satisfaisante ? Comment permettre aux citoyens d’équilibrer vie professionnelle et responsabilités familiales ?
 Cet atelier du CRECIB propose donc d’ouvrir cette réflexion sur les aspects sociaux des projets d’insertion sociale, de développement (individuel et collectif), de formation aux savoir-faire et aux savoirs (skills and knowledge), et des politiques sociales conduites tant au niveau local que national. Ces mesures tentent, bon an mal an, d’apporter une réponse, souvent partielle et parcellaire, au « tout marché » et aux réalités économiques que doivent affronter les populations qualifiées de « à risque » ou en mal d’insertion.
Les propositions de contributions (un résumé de 150 mots et un titre) sont à adresser conjointement à Susan Finding et à Jean-Philippe Fons pour le 30 novembre 2009.
susan.trouve@univ-poitiers.fr
jean-philippe.fons1@libertysurf.fr

 

 

Atelier 8 : Etudes écossaises et galloises

Lors du prochain congrès de la SAES à Lille, l'atelier "études écossaises" se tiendra le vendredi 21 Mai (après-midi) et le samedi 22 Mai (matin)Les communications de l'atelier pourront porter sur la problématique du congrès ("A l'horizon) ou sur un autre thème du domaine des études écossaises (langue, littérature, culture et civilisation).
Propositions de communications (titre + texte de 200 mots maximum) à envoyer avant le 1er décembre 2009.  
Gilles Leydier

 

Atelier 9 : Etudes irlandaises – SOFEIR

La SOFEIR (Société Française d’Études Irlandaises) prévoit d’organiser un atelier de trois demi-journées lors du prochain congrès de la SAES à Lille les 21, 22, 23 mai 2010.
Les collègues intéressés sont invités à se reporter au texte de cadrage « À l’horizon », disponible sur le site de la SAES, et à adresser par courrier électronique leur proposition de communication (titre et résumé) d’ici le samedi 28 novembre 2009 à :
maryvonne.boisseau@unistra.fr
collombier@unistra.fr
Maryvonne Boisseau et Pauline Collombier

 

Atelier 10 : Etudes nord-américaines

Dans le cadre du 50eme Congrès de la SAES qui se tiendra à l’Université de Lille 3 les 21-22-23 mai 2010, l’atelier « Études nord-américaines » vous invite à réfléchir au thème « à l’horizon » retenu cette année.
Les collègues souhaitant présenter une communication sur la littérature américaine pourront se reporter au texte de cadrage disponible sur le site de la SAES.
Les collègues souhaitant présenter une communication sur la civilisation américaine sont invités à lire les indications ci-dessous :
La ligne d’horizon authentifie la place de l’individu dans le lieu en lui permettant, en quelque sorte, de s’orienter et de se situer. Elle détermine non seulement le champ du regard ou la position de l’observateur et structure l’expérience (voir l’horizon selon Husserl), mais elle délimite aussi des espaces radicalement différents, voire antagonistes. On s’intéressera particulièrement aux notions du proche et du lointain, de l’habitable et de l’inhospitalier, de l’indigène et de l’étranger, du sédentaire et du migrant et, bien entendu, au mythe de la Frontière, qui conjugue les avancées de la civilisation et l’effacement concomitant du « naturel ».
L’horizon est aussi une invitation à l’idéal, à l’infini, à l’inaccessible : sans cesse en recul, insaisissable comme l’arc en ciel, il signale un espace où peut se situer l’utopie. Mais ce reflux incessant lui-même incite à l’aventure, à la découverte; il est moteur de progrès et source d’initiative.
On s’interrogera cependant sur les dynamiques induites par la poursuite de l’horizon : en Amérique du nord, que devient le « dernier horizon » quand l’espace continental s’épuise ? Les américains inventent-ils alors une nouvelle forme d’expansion et de progrès (seconde Destinée manifeste)? L’impérialisme américain est-il donc issu d’une disette d’horizons ?
On ne manquera pas non plus d’envisager a) les horizons conceptuels et politiques qui ont été fixés par les Pères fondateurs, perpétués par la Constitution et les lois, et régulièrement révisés au cours des deux siècles passés, ou  b) les horizons scientifiques avec leurs triomphes (voir les derniers prix Nobel), leurs soucis mercantiles, leurs batailles contre l’ignorance et l’inconnu.
L’horizon signifie aussi des objectifs, des échéances, de la prospective. On pourra s’intéresser aux cycles économiques, aux programmes présidentiels et à leur devenir, même à l’état de la Nature ou de la société américaines « à l’horizon » 2020, 2050, ou au-delà.
La ligne d’horizon évoque évidemment l’horizontalité : le modèle spatial américain n’évolue-t-il pas selon une dynamique qui combine – en harmonie ou en opposition --  l’horizontal et le vertical, le plat et le montagneux, la rue et le gratte-ciel, etc. ? L’horizon américain ne s’intègre-t-il pas ici au plus large débat sur Nature et Culture ?
L’univers social d’Amérique du nord offre une histoire d’horizons atteints ou inabordables, de défis relevés ou non, et de promesses tenues ou pas.  Que penser des perspectives d’égalité raciale (on pensera à l’horizon de W.E.B. Du Bois – la célèbre color line -- en tant que démarcation raciale surmontable)?, de la protection sociale promise?, du développement durable à inventer? Les horizons du bien-être sont-ils voués à n’être jamais qu’un espoir? Ou une désespérance ?

Merci d’adresser vos propositions de communication par courrier électronique sous la forme d’un titre accompagné d’un résumé d’une vingtaine de lignes avant le 10 décembre 2009 à Anne Ullmö et Pierre Lagayette.
Littérature : anne.ullmo@free.fr
Civilisation : lagayette.pierre@neuf.fr

 

Atelier 11 : Art(s) anglais" 'A l'horizon' dans les arts anglais et américains, Moyen Age-XXIe siècle

Contacts : laurent.chatel@paris-sorbonne.fr & mduplay@club-internet.fr
L'atelier invite toute communication qui convoquera la notion d'horizon dans les arts anglais et américains, quels qu'ils soient. Laurent Châtel et Mathieu Duplay accueillent tout particulièrement les interrogations portant sur la créativité graphique et musicale, du Moyen-Age à nos jours, mais aussi les ouvres photographiques, chorégraphiques ou « paysagères » etc...
Voici quelques pistes qui complètent le texte de cadrage :
«  A l'horizon » d'un tableau, que voit-on ? Quels sont les genres picturaux qui convoquent le mieux l'horizon ? le paysage, qui figure en son sein la ligne d'horizon? le portrait, où ce sont les figures qui, par leur regard, portent le spectateur à l'horizon?
Parler d'horizon, c'est penser inévitablement au genre du paysage. et à Orizzonte, de son vrai nom Jan Van Bloemen (1662-1720), cet artiste flamand qu'on louait pour ses horizons
(http://www.christies.com/LotFinder/lot_details.aspx?intObjectID=5097667).
Longtemps, le tableau fut circonscrit par l'horizon. Mais depuis le XIXe siècle, l'artiste se joue de l'horizon. Une perspective diachronique révèle que l'horizon a « sauté » : la représentation, qu'elle soit figurative ou non, s'autorise un démembrement qui met à mal l'horizon.
Céline Flécheux a magnifiquement montré comme l'horizon est source de concorde et d'articulation tout autant que de discorde et de désagrégation (L'Horizon des traités de perspective au Land Art, PUR, 2009). Selon elle, l'Occident a vu l'horizon remonter entre le XVIIIe et le XIXe siècle. On pourra s'interroger sur le rapport premier plan/arrière plan, sur la concurrence entre le ciel et l'horizon.
« A l'horizon » d'un tableau, il y a le titre ; le paratexte est un horizon d'attente pour tout spectateur qui connaît déjà le peintre et voit déjà mentalement une ouvre avant même de voir la toile. On songe aux poèmes de Turner en marge de ses toiles qui créent un horizon d'attente ou viennent circonscrire la valence de la toile. Mais d'autres horizons textuels ou graphiques d'une ouvre sont à identifier. On songe également à la remarque de Baldine Saint Girons en avant-propos de l'ouvrage cité ci-dessus : elle nous rappelle que l'horizon est une figuration du désir puisqu'il recule dès lors que j'avance vers lui ; la « conquête de l'horizon » serait donc l'équilibre entre l'apparence et le réel, l'illusoire et le tangible. Contrairement à l'infini, l'horizon est délimitation, illusion d'un infini restreint ou atteignable.
A l'horizon de l'art anglais, il y l'avenir des études de l'image ou des arts britanniques dans l'enseignement supérieur. Comment enseigner l'art anglais à l'ère des platformes d'enseignement  à distance, des nouvelles technologies et de l'accès wifi en salle de cours par les enseignants et étudiants ? En quoi l'accès à l'image est-il facilité, l'exigence
d'analyse aiguisée ?
La question de l'horizon est tout aussi prégnante dans l'art américain, depuis ses origines au XVIIIe siècle jusqu'à ses manifestations les plus contemporaines. L'horizon, c'est d'abord, notamment au XIXe siècle, celui d'un continent que les paysagistes américains (Thomas Cole, Albert Bierstadt et bien d'autres) tentent de s'approprier, quitte à user paradoxalement des limites propres au travail de la représentation et de la perspective pour mieux suggérer l'appel de l'illimité. L'horizon, c'est aussi l'Amérique inapprochée, « this new yet unapproachable America », dont parle Ralph Waldo Emerson dans un texte célèbre, autrement dit l'ordinaire américain dans son essentielle nouveauté, dont il s'agit de rendre compte non moins que du sublime et du spectaculaire - autrement dit les marges du visible, ce qui, quoique proche, demeure inaperçu, tout autant que la frontière qui délimite le domaine de l'invisible. Horizon du regard, donc, mais aussi horizon d'attente, puisque faire place au saisissement devant l'ordinaire, c'est d'abord cesser de vouloir à toute force le réduire à du « bien connu » et inventer pour cela de nouvelles manières de contempler et d'accueillir les richesses du visible. Par là, la question de l'horizon rejoint celle des délimitations entre les différents champs artistiques. Dès lors qu'apprendre à voir et à montrer, c'est savoir mettre en question les vieilles habitudes qui émoussent le regard, se pose la question de ce qui distingue le travail du peintre de celui du photographe ou du plasticien, voire de l'écrivain ou du poète : si le voir est bien souvent à l'horizon du dire, le contraire n'est pas moins vrai, et l'on songe par exemple à la manière dont les manuscrits d'une Emily Dickinson, qui, selon Susan Howe, se laissent appréhender comme des dessins à part entière, dialoguent par delà les années avec les ouvres de la plasticienne Roni Horn où ils réapparaissent sous forme de citations textuelles. L'horizon, c'est encore, et du même coup, l'ailleurs et l'au delà de l'art, ce que devient l'art dès lors qu'il ne respecte plus les délimitations classiques mais se fait installation, performance, intervention intempestive dans un champ parfois a priori fort éloigné de celui que l'on croyait pouvoir lui assigner, ou bien lorsqu'il se dématérialise et investit le domaine des nouvelles technologies et d'Internet. Enfin, on ne saurait examiner les nouveaux horizons de l'art en Amérique sans s'interroger aussi sur les diverses manières dont des genres tels que le théâtre ou l'opéra interrogent et déplacent les lignes de basculement et de fuite qui (dé/re)lient le visible, l'énonçable, voire l'audible, à l'ère où, dans la lignée de John Cage, la réflexion sur la musique s'avère indissociable d'un travail sur l'horizon d'écoute.
Toute communication est susceptible d'être soumise à publication à l'une des revues anglicistes (selon spécialités).
Proposition à envoyer avant le 3 décembre 2009, délai de
rigueur. laurent.chatel@paris-sorbonne.fr & mduplay@club-internet.fr

 

Atelier 12 : Lectures critiques – SAIT

FINIR / INFINIR
L'atelier se penchera sur la question de la clôture et de l'inachèvement à quoi la notion d'horizon touche sans la circonscrire.
Sous l'intitulé volontairement ouvert et problématique, « Finir / Infinir », nous voulons interroger le rapport aporétique de l'oeuvre (littéraire ou picturale) à ce qui la borne ou au contraire l'ouvre au possible. Rapport non pas statique mais, comme l'indique l'infinitif, dynamique et en constant redéploiement.
Nous invitons à réfléchir aux questions suivantes (liste non limitative) :
- comment le regard peut être borné, barré ou rétréci, dans l'oeuvre comme dans  notre rapport à elle en tant que lecteur, spectateur, interprète
- comment l'oeuvre s'accommode de ce bornage ou s'inscrit / s'écrit contre lui
- quel rôle la perspective, finie, infinie, joue dans les tracés créatifs et interprétatifs ; à quoi s'adjoint la question des perspectives impossibles, indéterminées, qui ne sont pas nécessairement les moins fréquentes dans les oeuvres, et de toutes les lignes de fuite
- selon quelles modalités les bornes du "soi" peuvent être dépassées et s'ouvrir à un processus d'in-finition
- on se demandera si, plutôt qu'une visée téléologique, fût-elle à l'image d'un horizon, ce n'est pas l'inachèvement, l'infinitude, le devenir infini (le désoeuvrement blanchotien) qu'il faut placer au principe de la création, et corollairement de l'interprétation.
Le caractère terminé et interminable des oeuvres imposerait à la lecture critique non de dessiner ou dé-finir une ligne qui sans cesse recule mais plutôt de retrouver dans et avec l'oeuvre la tentative d'in-finir les contours de nos représentations.

Les propositions de communication (titre + bref résumé) sont à envoyer au plus tard le 15 décembre aux adresses suivantes :
c.delourme@wanadoo.fr
af.gillardestrada@orange.fr
richard.pedot@orange.fr
laurence.petit@univ-montp3.fr
Une sélection des communications pourra être publiée dans la revue en ligne L'Atelier.

 

Atelier 13 : Stylistique anglaise

La Société de Stylistique Anglaise prévoit d’organiser un atelier de trois demi-journées lors du prochain congrès de la SAES à Lille, les  21, 22 et 23 mai 2010.
Le thème retenu cette année est "À l'horizon".
La Société de Stylistique Anglaise accueille toutes les propositions de communications  touchant à la stylistique (littéraire ou non), à la poétique et à l'analyse des discours.
Proposition de communication  comportant un résumé d’une dizaine de lignes, et un titre à envoyer pour le 10 décembre 2009 au plus tard par courrier électronique à :
monique.demattia-vivies@wanadoo.fr
Monique De Mattia-Viviès, Présidente de la Société de Stylistique Anglaise

 

Atelier 14 : Poets and Poetry

À l’horizon : le Congrès SAES de Lille Appel à communications pour l’atelier 14 : Poets and Poetry Nous sommes ouvertes à toutes vos réflexions, et accueillerons avec plaisir vos propositions… avant le 12 décembre.
penelope.galey@sfr.fr
helen.goethals@orange.fr
Et voici quelques pistes prises au vol dans le ciel de la phénoménologie, de la psychanalyse, de la linguistique.
Hearing the horizons endure (Ted Hughes)
New beginnings are in the offing (Joseph Beuys)
L’horizon, cet infini singulier unique à chaque créateur, dans sa double acception de concept et de lieu, réunit en lui le temps et l’espace, le corps et l’esprit, l’être et l’étant. Il invite au voyage comme à la réflexion. Il nous plonge dans l’indéterminé alors qu’il réclamerait une définition. Devant l’éventail de possibilités qu’offre le sujet, le poète, tout comme le critique, hésite et se demande quel chemin emprunter. Poème, créateur, critique déterminent trois horizons qui interpellent le sujet. Mais de quels horizons s’agit-il ? Celui, intérieur, partant du concept, trace le chemin de la connaissance de soi, retour sans cesse sur soi-même – soi-même comme un autre, si nous suivons la piste de Ricœur. Ce chemin conduit à faire des choix créateurs, critiques, chemins comme ceux de Heidegger, ne menant nulle part, mais toujou rs quelque part, vers l’être à partir de l’étant. L’étant : cet horizon d’attente. Soi-même, tel Ulysse, toujours à l’horizon de soi. Ou celui, extérieur, qui se définit comme un lieu, une présence au loin, mais toujours à partir de soi comme lieu fixe. Horizon d’attente encore, attente qui se définit au carrefour de l’objet et du sujet, celui qui mêle l’espace au temps, celui qui à l’instar de Hughes se construit à partir du monde, de sa présence à la fois réelle mais toujours rêvée, toujours singulière : réciprocité dialectique du dedans et du dehors, du proche et du lointain, le devenir toujours en train de se faire…espace inaccessible, non repérable dans l’absolu, non connaissable : l’ouverture des limites, l’au-delà de l’horizon. Et enfin, celui de l’œuvre elle-même : le poème en soi comme horiz on d’attente, le poème qui s’ouvre indéfiniment à ses propres possibilités, son archè et son télos, soit son entéléchie. — « L’œuvre d’art est le résultat d’une action dont le but fini est de provoquer […] des développements infinis … ». (Valéry, L’infini esthétique) Oscillation donc entre la forme (fixe) du poème et les renvois infinis de son être dynamique. Le poème en tant que création double la position du créateur. — « Toute œuvre est un voyage, un trajet, mais qui ne parcourt tel ou tel chemin extérieur qu’en vertu des chemins et trajectoires intérieurs qui la composent, qui en constituent le paysage ou le concert ». (Deleuze, Critique et clinique) Deux suggestions de lecture : les deux ouvrages de Michel Collot : La poésie moderne et la structure d’horizon (PUF) ; L’Horizon fabuleux (Corti).
On the Horizon : the annual SAES conference in Lille Call for papers for Panel 14 : Poets and Poetry Suggestions, ideas and proposals proposals welcome … before December 12th.
penelope.galey@sfr.fr
helen.goethals@orange.fr
Meanwhile, some ideas gleaned from the fields of phenomenology, psychoanalysis, linguistics.
Hearing the horizons endure (Ted Hughes)
New beginnings are in the offing (Joseph Beuys)
The horizon, that singular infinite, unique to each creator, in its double meaning of concept and place, combining time and space, body and mind, being and entity. It beckons us on towards reflection, and beyond. It plunges us into the indeterminate whilst presupposing a definition. Given the rich complexity of our theme, poets and critics hesitate before the wide range of paths ahead of them. Poem, creator, critic define three horizons which speak to the subject. But what horizons do we have in mind? The inner horizon, starting from a concept, follows the path of self-knowledge, a self-reflexive path according to Ricœur, where self appears as other. A path which leads creators and critics to make choices, paths like those of Heidegger, leading nowhere, and yet always somewhere, from the entity towards the being. The entity : that horizon of expectation. One’s self, like Ulysses, always on the horizon of the self. The outer horizon, perceived as place, a distant pre sence, but always from the perspective of the self. A horizon of expectations again, expectations which are at the intersection of the object and subject, mingling time and space, expectations which, like Hughes’ poetry, are shaped by the world from a presence that is at once real and imaginary, always singular : a dialectical exchange between internal and external worlds, between the near and the far, an infinite becoming … an inaccessible space, impossible, unknowable: the open space beyond the horizon. And, finally, the horizon of the work itself : the poem as its own horizon of expectation, forever opening out onto its own possibilities, its own beginnings and endings : its own entelechy. — The work of art is the result of an action of which the finite aim is to provoke […]infinite developments. (Valéry, L’infini ésthétique, our translation) And thus an oscillation between (fixed) form and the infinite echoes of its own dynamic. The po em as a creation which redoubles the position of the creator. — Every work of art is a voyage, a passage, but which only follows a particular direction as a result of the inner paths and bearings which compose it, which constitute its landscape or its concert. (Deleuze, Critique et Clinique, our translation)
Suggestions for further reading : two works by Michel Collot : La poésie moderne et la structure d’horizon (PUF) and L’horizon fabuleux (Corti).

 

Atelier 15 : Theâtre – RADAC

Congrès SAES de Lille, appel à communication pour l'atelier 15 : Theâtre – RADAC qui se tiendra vendredi après-midi et samedi matin. Les propositions doivent parvenir à Jean-Pierre Simard, Président du RADAC :
j-pierre.simard@wanadoo.fr

Dans les théâtres anglophones contemporains, les interrogations sur l’homme et la société offrent des horizons multiples d’interprétation.
Ceux des lieux de fuite ou de réalisation, ceux des espaces scéniques aux esthétiques diverses, ceux des espérances ou désespoirs des protagonistes.
Horizon social de la tragi-comédie américaine, perspective longtemps voilée de l’autonomie en Ecosse ont par exemple conduit les dramaturges des années 1990 à proposer la fuite vers des horizons lointains avant d’explorer les voies du retour. On pourra interroger le devenir des personnages. L’horizon d’attente éthique encore des clochards de Beckett place ce dramaturge au premier plan. Les décors limités qu’il préconise assombrissent les lointains. On pourra questionner les modalités de la construction d’un horizon d’attente pour celui qui écrit comme pour celui qui lit le texte théâtral ou assiste à une représentation, lecture par l’équipe de création qui module les destinées du texte. Depuis le magnétophone de Krapp's Last Tape, les technologies de captation de la voix et de l'image se sont de plus en plus invitées sur les planches. Elles font aujourd'hui partie intégrante d'une bonne partie des dispositifs scéniques. La célébration filmique monumentale des pièces de Beckett en Irlande ne pérennise-t-elle pas aussi notre regard de spectateur. Des perspectives nouvelles s'annoncent-elles encore à l'horizon des formes ?
Le passage d'un médium à un autre, a contredit et assoupli  les attente du spectateur ou du lecteur. Le jeu des adaptations, la  fluidité des genres entre romans, récits, théâtre, comédie musicale, radio et cinéma semblent remettre en cause la notion « d'horizon d'attente » telle que définie par H.R. Jauss.
Ces modifications requièrent-elles toujours, de la part du récepteur, un effort qui ... ouvre ses horizons ? Tout autre perspective d’analyse sera également pris en considération.



Atelier 16 : Anglorient – Le récit de voyage (SELVA)

L'atelier Anglorient - Selva (littérature de voyage) se propose d'examiner la notion et la structure d'horizon dans la fiction et les récits de voyages, notamment (mais pas exclusivement) en Orient. L'horizon, construit par le regard mais qui tend vers l'infini, à la fois limite et ligne de fuite, promesse et clôture, prolongement de soi ou écart, mirage et chimère, est ce qui guide le voyageur, aiguise sa curiosité, sa soif d'aventure, de dépassement de soi ou de transcendance dans les déserts du Moyen Orient, les steppes de l'Asie centrale, les glaces des pôles, l'Océan indien ou le Pacifique. « Tout horizon est fabuleux », « tout paysage perçu est déjà doublé d'un paysage imaginaire » (Michel Collot, L'Horizon fabuleux, 1988) et il invite à l'exotisme, à la projection fantasmatique, à la découverte de l'altérité ou au voyage intérieur.
A l'horizon des possibles (Jankélévitch) s'inscrit le désir, toujours renouvelé, se tisse notre relation au monde et s'écrit « la fable du monde ». Sa fonction imaginaire et poïétique, illimitée, est néanmoins délimitée par l'horizon d'attente du voyageur et du lecteur, et la « bibliothèque » (Jean Viviès, Christine Montalbetti) qui construit le regard culturel et la perception du monde.
Il s'agira d'examiner, dans la fiction et les récits de voyages, comment le voyageur et l'écrivain perçoivent ou construisent le concept d'horizon, comment il reflète leur relation au monde, leur affiliation culturelle et l'horizon d'attente du lecteur.
Les propositions de communications sont à adresser, avant le 10 décembre, à Isabelle Gadoin (isabeluis2@free.fr) et Catherine Delmas (Catherine.Delmas@u-grenoble3.fr).

 

Atelier 17 : Nouvelles littératures

La Société d’Etude des Pays du Commonwealth organisera un atelier Nouvelles Littératures lors du prochain congrès de la SAES à Lille du 21 au 23 mai 2009 sur le thème « Horizons ». Comme chaque année les communications d’une durée de 20 minutes se feront en anglais. Elles feront ensuite l’objet d’une sélection publiée dans le numéro d’automne 2010 de la revue internationale /Commonwealth/.
Les personnes intéressées sont invitées à consulter le texte de cadrage en ligne sur le site de la SAES. Elles feront ensuite parvenir leurs titres et résumés en anglais (300-500 mots) à Marta Dvorak : Dvorakmarta@aol.com
et Claire Omhovère : claire.omhovere@univ-montp3.fr
avant le 5 décembre 2009 dernier délai.
Marta Dvorak, présidente de la SEPC
Claire Omhovère, trésorière de la SEPC

 

Atelier 18 : Civilisations du Commonwealth – SEPC

Dans le cadre du 50e Congrès de la SAES qui se tiendra à l'Université de Lille III les 21, 22 et 23 mai 2010, l'atelier «Civilisations du Commonwealth » a retenu le thème du congrès, "À l'horizon".
Proposition de communication à envoyer sous la forme d'un titre accompagné d'un résumé (15 lignes) avant le 10 décembre 2009, date impérative à :
Francine Toulron : tolronfrancine@neuf.fr <mailto:francinetolron@aol.com>
Gilles Teulié: gilles.teulie@univ-provence.fr
teulie7@club-internet.fr>

 

 

Atelier 19 : Cinéma

Voir Texte de cadrage

 

 

Atelier 20 : Psychanalyse et littérature

Comme chaque année, Pascal Bataillard et moi-même serons contents de vous accueillir au sein de l’atelier « Littérature et psychanalyse » lors du prochain Congrès de la SAES, qui se tiendra à Lille du 21 au 23 mai 2010.
Celles et ceux parmi vous qui souhaitent participer à notre atelier, sont invités à se reporter au texte de cadrage « À l’horizon », publié sur le site de la SAES, et à envoyer par courrier électronique leur proposition de communication (titre et résumé), au plus tard le 10 décembre, aux adresses suivantes :
Pascal.Bataillard@univ-lyon2.fr
 et
Rédouane.Abouddahab@univ-lyon2.fr

Pascal Bataillard, Rédouane Abouddahab

 

Atelier 21 : Linguistique (ALAES)

Le thème du Congrès de la SAES est "A l'horizon" et les linguistes ont choisi les thème suivants :
- structuration du temps et de l’espace,
- le problème des limites,
- quels horizons pour la linguistique ?
Ce dernier thème sera suivi d'une table ronde le dimanche en fin de matinée, après les communications.
Toutes les propositions doivent arriver à la présidente avant la fin novembre pour que le comité de sélection ait le temps d'examiner les abstracts.
Geneviève Girard-Gillet, Présidente de l'ALAES
Denis Jamet, Directeur de la Maison des Langues
Directeur du département d'études anglophones, Université Jean Moulin - Lyon 3
http://facdeslangues.univ-lyon3.fr



Atelier 22 : Traductologie

Dans le cadre du prochain Congrès de la SAES qui se tiendra à  l'Université de Lille 3, du 21 au 23 mai 2010, l'atelier «  Traductologie » accueillera vos communications portant sur le thème  retenu, « À l’horizon ». Afin de guider votre réflexion, vous  trouverez un texte de cadrage ci-dessous.
Merci d'adresser votre proposition de communication sous la forme  d'un titre (même provisoire) accompagné d'un court résumé de votre projet (une ½ page à une page) avant le 10 décembre 2009, délai de  rigueur, conjointement à :
Christine Raguet : c.raguet@univ-paris3.fr
Ronald Jenn : jenn.ronald@free.fr
L’horizon en traduction

Si la notion d'horizon invite à « essayer… de déchiffrer » et à «  anticiper », on voit en quoi les traductologues pourront se sentir  concernés par elle. Avant même de traduire, le traducteur ne projette- t-il pas le texte initial sur un horizon « atteint » après  déchiffrement par un travail où sa subjectivité va poser de nouvelles  bornes et tenter de repousser les limites linguistiques? On pourra tout d'abord se demander comment anglais et français  appréhendent l’horizon et donc les idées de perspective, de  profondeur, de distance, de flou, de netteté et de perception  visuelle qui l’accompagnent nécessairement. Ce sera bien là l’étude « du fini et du non fini, du déterminé et de l’indéterminé » aussi bien  sur le plan syntaxique que sémantique qui intéresseront cet atelier.
D’autres plans pourront être abordés, comme celui de l’horizon  d’attente du texte traduit, déjà objet de médiation. Il sera ainsi possible de s'interroger sur le rôle du paratexte, autre lieu de  médiation, dans la perception de cet horizon d'attente.
En outre, les développements récents de la théorie sont eux aussi  concernés par l’idée d’horizon. D'une part, l’oscillation entre le global et le local, marque d’un univers mondialisé, invite la  traductologie à questionner la place d’un horizon toujours plus fuyant et à se demander si, finalement, il ne serait pas plus juste d’évoquer une pluralité d’horizons. Parallèlement, les ancrages culturels forts, de plus en plus marqués en littérature, ne  restreignent-ils pas les perspectives, invitant ainsi les traducteurs à refonder les limites de l’original dans leur traduction, tant sur  le plan stylistique qu’au simple niveau de l’accessibilité à la compréhension des événements narrés ? Ces horizons se rejoignent-ils  dans un geste uniforme et global d’annexion dont la traduction serait  le simple instrument ou bien, au contraire, l’impression de fuite se  trouverait-elle démultipliée, avec, comme agents d’une résistance au  niveau local, les traducteurs, qui négocient l’intraduisible tout en  assurant le passage entre cultures? Dès lors, l’idée d’un espace  national pensé comme cadre de la traduction, tel que décrit par  Antoine Berman chez les romantiques allemands, se trouve-t-elle démultipliée par ce foisonnement d’horizons ou assiste-t-on à de  nouvelles synergies ?
D'autre part, loin de s’uniformiser, la théorie semble se fractionner  en horizons multiples (courant sociologique, ethnologique,  anthropologique, post-colonial…), et il paraît donc intéressant, dans  ce contexte, d’explorer les limites, ou les bornes, de la traductologie.
Des replis de textes décrivant l’horizon, en passant par la  traduction des ouvrages liés aux découvertes de nouveaux horizons spatiaux ou temporels, jusqu’aux considérations d’ordre théorique,  l’atelier traductologie invite donc les participants à un tour d’horizon de la discipline et des perspectives qui s’ouvrent à elles.



Atelier 23 : Anglais de spécialité – GERAS

Dans le cadre du congrès annuel de la SAES, les présidents de l’atelier Anglais de spécialité – GERAS, Fabrice Antoine et Christopher Gledhill de l'Université Lille 3 et Michel Van der Yeught de l'Université du Sud Toulon-Var, lancent un appel à
communications sur le thème choisi par la Société  cette année: « À l’horizon ». Ci-dessous figure le texte de cadrage de l’atelier.
Les propositions, de 300 mots maximum, sont à envoyer par courrier électronique aux présidents de l’atelier avant le 10 décembre 2010 à Fabrice Antoine : fabrice.antoine@univ-lille3.fr
Christopher Gledhill : christopher.gledhill@univ-lille3.fr
et Michel Van der Yeught : mvdy@free.fr
Texte de cadrage de l’atelier Anglais de spécialité - GERAS
La thématique « À l’horizon », proposée pour le cinquantième congrès de la SAES
(http://web.univ-pau.fr/saes/pb/congres/lille2010/cadragesaeslille2010.pdf), se prête à de nombreuses interprétations stimulantes dans le domaine de l’anglais de spécialité (ASP). Le texte de cadrage de la SAES nous invite à :
« faire un tour d’horizon de nos disciplines et [à] nous interroger sur leur avenir: quelles sont les perspectives d’évolution des objets, des champs du savoir et de leur découpage, des outils théoriques, des méthodologies ? Dans quelle mesure ces éléments déterminent-ils nos productions scientifiques elles-mêmes – où, pour le dire autrement, quels sont les horizons d’attente de nos propres disciplines ? Et comment dépasser l’horizon, la borne, comment ne pas nous laisser limiter dans nos pratiques?»
Il n’y a rien dans cette citation que les chercheurs et les praticiens de l’ASP ne puissent retenir pour leur compte au mot près. Il nous est proposé de nous projeter un instant vers le futur pour imaginer l’ASP des années 2020-2030. Nous dirigeons-nous vers un éclatement du champ d’étude et de recherche en domaines et en sous-domaines de plus en plus nombreux ? À l’inverse, une structuration fédératrice des différentes mouvances de l’ASP est-elle souhaitable et envisageable ? Ces interrogations posent une nouvelle fois la question de l’unité et de la multiplicité de l’ASP. L’horizon peut être perçu comme un éparpillement vers l’infini, ou au contraire comme la dimension qui génère le « point de fuite », lieu de toutes les convergences du champ de recherche. Ces questions se posent également à l’identique au sein des différentes spécial ités de l’ASP (quid de l’anglais du droit, de la médecine, de l’économie, de l’art militaire ou de la finance dans dix ou vingt ans?) et des approches de ces spécialités (lexicale, terminologique, stylistique, discursive, culturelle, civilisationnelle).

L’horizon étant ce qui marque les confins de notre visible et qui annonce ce qui se trouve au-delà de notre perception, la thématique nous invite aussi à nous interroger sur les franges, les limites, les zones-frontières, les points de passage... Les langues naturelles parviendront-elles à exprimer les horizons intellectuels et technologiques que préfigurent les spécialités en devenir ? Faut-il construire de nouveaux outils conceptuels et théoriques pour comprendre et étudier l’expression spécialisée des communautés professionnelles de demain ? Au sein de l’ASP, notre mode traditionnel d’intellection se fonde en général sur les sciences humaines : cet ancrage suffira-t-il à rendre compte des avancées sans cesse plus rapides des sciences exactes? Les langues de spécialité, qui assurent le passage entre le spécialisé et le non spécialisé, pourront-elles poursuivre leur mission d’interfaces communicationnelles ou sont-elles condamnées à secréter l’opacité entre les milieux spécialisés et le plus grand nombre ?
Tous ces ressorts de réflexion s’appliquent évidemment aux questions didactiques enlangues de spécialité. Les évolutions rapides qui touchent les objets, les publics et les technologies bouleversent chaque jour davantage les stratégies d’apprentissage, les tâches et les ergonomies. Quelles en seront les formes « à l’horizon » ? Allons-nous vers un nouveau modèle fédérateur d’apprentissage ou au contraire vers un morcellement de stratégies individuelles, collectivement improgrammables, mais mieux adaptées à chacun ?

 

 

Atelier 24 : Didactique et acquisition des langues

L’atelier Didactique et acquisition de l’anglais se réunira les 21, 22 et 23 mai au congrès de la SAES qui se tiendra cette année à Lille sur le thème  « A l’horizon ». Pour élaborer votre proposition de communication nous vous renvoyons au texte de cadrage disponible sur le site de la SAES. Nous vous proposons de faire collectivement un tour d’horizon de nos axes d’étude et de nous interroger sur leur avenir: quelles sont les perspectives d’évolution des objets, des champs du savoir et de leur découpage, des outils théoriques, des méthodologies et comment créer une transversalité avec les autres domaines de l’anglistique?

Merci d’envoyer vos résumés d’ici le lundi 7 décembre 2009 aux trois co-présidents de l’atelier. Par ordre alphabétique :
Jean-Paul Narcy-Combes : jean-paul.narcy-combes@wanadoo.fr
Françoise Raby : raby.francoise@club-internet.fr
Annick Rivens Mompean : annick.rivens@univ-lille3.fr

 

Atelier 25 : Etudes sur les femmes, le sexe et le genre

samedi 22 mai
Présidentes de l'atelier : Françoise Barret-Ducrocq et Claire Bazin
ENTRE  ESPACES  D’EXPERIENCE  ET  HORIZONS  D’ATTENTE:RESISTANCES  ET  TRANSGRESSIONS  DES  FEMMES  DANS  L’AIRE  ANGLOPHONE
Ce nouvel atelier a pour but premier d’identifier les principaux angles d’approche utilisés par les anglicistes qui axent leurs travaux sur ce nouveau champ de recherche spécifique : les femmes, le sexe et le genre (gender).
« Etudes sur les femmes », « études féminines », « études féministes » « études des rapports sociaux de sexe »… Ces études sont aujourd’hui volontiers regroupées sous le terme d’ « études de genre » (gender studies) bien que ce terme ait, à l’origine, désigné plus étroitement la construction sociale de la différence des sexes.
Dans l’analyse des textes littéraires comme dans les recherches socio-historiques et culturelles, on croisera ensuite les points de vue critiques puis on examinera comment les nouveaux horizons ouverts par ce champ de recherche modifient, infirment ou complètent la compréhension des sociétés et des cultures étudiées par les anglicistes.

L’atelier « Femmes, sexe, genre » accueille toutes les propositions de communications touchant à l’horizon féminin dans l’aire anglophone en littérature, civilisation, histoire des idées, histoire des mœurs et de la sexualité, sociologie, linguistique ou stylistique.
Merci de bien vouloir adresser votre proposition de communication (400 mots maximum, accompagnée d'un bref CV) par courrier électronique à Guyonne Leduc guyonne.leduc@univ-lille3.fr pour le 1er décembre 2009 en précisant comme objet :
« Femmes Saes »
Françoise Barret-Ducrocq (Paris 7)
Claire Bazin (Paris 10)
Florence Binard (Paris 7)
Guyonne Leduc (Lille 3)
Fiona McCann (Lille 3)

 

Atelier 26 : Romantisme anglais (SERA)

La SERA (Société d'Études du Romantisme Anglais) organisera cette  année un atelier de trois demi-journées lors du prochain congrès de la SAES à Lille les 21, 22, 23 mai 2010.
Les collègues intéressés sont invités à se reporter au texte de cadrage « À l'horizon », disponible sur le site de la SAES, et à adresser par courrier électronique leur proposition de communication (titre et résumé) d'ici le samedi 28 novembre 2009 à :
Jean-Marie Fournier :  jean-marie.fournier@univ-paris-diderot.fr

Marc Porée : marcopol@wanadoo.fr